Sécurité portuaire

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Un port se situe à l'interface du transport maritime, aérien et terrestre  : il s’agit dès lors d’un point névralgique de par sa concentration en risques (manipulation ou stockage de produits chimiques, risque incendie/explosion, etc.), que ce soit pour les services de secours privés ou publics. Au-delà des moyens traditionnels mis en œuvre pendant une opération de secours (intervention/protection), et en aval (réparation/retour d'expérience), il est donc indispensable de mettre en place des mesures propres à déceler un accident dès son origine et à permettre la mise en place logique, coordonnée et rapide des moyens et méthodes d’interventions destinés à y faire face.

Les installations portuaires sont donc des sites sensibles qui exigent une parfaite maîtrise des risques et des menaces susceptibles de les affecter. Plus encore, la gestion d’une crise dans une installation portuaire nécessite une attention particulière de la part des autorités car les conséquences peuvent être catastrophiques sur un plan humain, matériel et environnemental. Le projet de l’Union européenne, mis en œuvre par Expertise France, WeCAPS (West and Central Africa Port Security), vise à accroître les capacités des partenaires locaux à prendre en compte les vulnérabilités portuaires et à les limiter. Au-delà des activités planifiées de renforcement des capacités dans les domaines de la sûreté et de la gouvernance portuaires, l’équipe du projet WeCAPS s’est également fixée pour objectif d’accompagner les autorités portuaires dans le domaine de la sécurité. Plus spécifiquement, le projet WeCAPS a démontré le besoin d’appui des ports partenaires et des services étatiques associés d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour penser, prévenir et gérer les crises, avec un souci permanent de proposer des solutions adaptées à leurs besoins. Le projet WeCAPS aide à renforcer les capacités des services de secours des ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre notamment en :

  • préparant et planifiant la mise en œuvre des moyens opérationnels ;
  • étudiant la défense extérieure contre l’incendie, c’est-à-dire l’ensemble des aménagements fixes et pérennes susceptibles d’être employés pour alimenter en eau les moyens de lutte contre l’incendie, comme par exemple les poteaux et bouches d’incendie ;
  • réalisant et mettant à jour les plans et données cartographiques (SIG, plans de communes, etc.) nécessaires aux interventions ;
  • réalisant des plans d’établissements répertoriés (PER), soit des documents d’aide à la décision, réalisés au regard des risques identifiés sur un site mais aussi en raison de la complexité des lieux, de l’environnement proche et des difficultés qu’auraient les secours à intervenir.

Le projet poursuit et propose également des missions de formations :

  • de niveau tactique (secourisme, incendie, nucléaire, radiologique, biologique et chimique [NRBC], antipollution, etc.)
  • et stratégique à travers des formations de gestion de crise au profit notamment des décideurs en opération.